Programme 2018-2019

Publié le par La rédaction NRP

Découvrez le programme de la NRP 2018-2019 !

Revue

Septembre 2018 Enseigner l’histoire littéraire aujourd’hui
Séquence 2de : Les Rougon-Macquart, somme naturaliste
Séquence 1re : Les perdants de l’histoire littéraire

Novembre 2018 La figure du père
Séquence 2de : Le Père Goriot et ses échos contemporains
Séquence 1re : Le Roi Lear et d’autres pères au théâtre

Janvier 2019 Travailler l’éloquence
Séquence 2de : Étudier les textes d’hier pour écrire un discours d’aujourd’hui
Séquence 1re : Lire, penser et échanger sur un thème choisi : le bonheur

Mars 2019 La littérature belge
Séquence 2de : Verhaeren et autres poètes symbolistes belges
Séquence 1re : Les romans courts d’Amélie Nothomb

Mai 2019 Méditerranée
Séquence 2de : L’Italie des écrivains romantiques
Séquence 1re : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé

Hors-série

Novembre 2018 Une terre et des hommes mode d’emploi d’une anthologie – Carrés classiques 2de

et 1re

Mars 2019 Le Hussard sur le toit de Giono – 1re

Publié le par La rédaction NRP

Gros plan sur le Festival du cinéma européen de Lille

Publié le par La rédaction NRP

Par Rémi Boulle

Du 6 au 13 avril 2018, la 34e édition du Festival du cinéma européen proposera une sélection d’une soixantaine de courts-métrages. Voici donc quatre choses à savoir sur cet événement qui a permis de révéler des films de réalisateurs comme Cédric Klapisch ou Mathieu Kassovitz.

En 2017, la 33e édition du Festival du cinéma européen de Lille a accueilli 6000 spectateurs. Il se présente comme le troisième festival de courts-métrages le plus important en terme d’entrées en France, derrière ceux de Clermont-Ferrand (120 000 entrées) et de Brest (20 000 entrées), respectivement organisés aux mois de février et de novembre. Si l’événement est moins connu du grand public que d’autres festivals, comme Cannes, il permet de révéler de jeunes réalisateurs. « Les films Ce qui me meut (1989) de Cédric Klapisch et Fierro le pou (1991) de Mathieu Kassovitz ont été projetés ici, avant que leurs réalisateurs ne soient connus du grand public. Très souvent, des films que nous projetons en avant-première sont ensuite diffusés dans d’autres festivals », souligne Adrien Évrard, président du Festival du cinéma européen de Lille.

Quels films sont programmés pour cette 34e édition ?
« Cette année, nous avons reçu  3 600 courts-métrages. Nous en retiendrons une soixantaine », indique le président du festival. Une fois sélectionnés, ces films seront répartis en deux catégories : « Compétition officielle » ou « Autre regard ». La première est organisée par thèmes, en fonction des sujets abordés dans les films retenus. La seconde est organisée par genres : documentaire, animation, expérimental, décalé. Les jurys se composent de professionnels du cinéma en compétition officielle et d’étudiants pour la sélection « Autre regard ».

Qui organise le festival ?
L’association « Prix de court » organise cet événement depuis 1984. « Au départ, ce festival a été créé pour sauver une salle de cinéma lilloise de la faillite : L’Arc en ciel. Quelques années plus tard, la salle a fermé mais le festival a continué dans d’autres lieux », raconte Adrien Évrard. À ses débuts, la manifestation s’appelait Festival national du film court de Lille. Elle est devenue Festival du cinéma européen de Lille lors de sa 24e édition. Aujourd’hui, « Prix de court » se compose d’étudiants de l’école de commerce Edhec de Lille, tous bénévoles et âgés entre 19 et 21 ans. « Chaque année, la moitié de notre équipe est renouvelée, de manière à conserver des idées neuves », indique Adrien Evrard.

Quelle est la particularité du festival ?
« La particularité de notre événement est de sélectionner des films de qualité tout en leur servant de tremplin », résume Adrien Évrard. « Lors de notre 32e édition, en 2016, nous avons projeté Maman(s) de Maimouna Doucouré et Mindenki de Kristof Deak. Le premier a reçu un César et le second un Oscar. Nous avons eu la chance et le flair d’être le premier festival à les diffuser. ». En parallèle de sa manifestation phare, « Prix de court » ambitionne de faire découvrir le septième art à des publics peu habitués à fréquenter les salles obscures. Ainsi, durant l’année, l’association intervient dans les hôpitaux ou les prisons.

Le festival et les scolaires
Le Festival du cinéma européen de Lille accueille les classes du primaire au lycée. Pour les plus jeunes, les séances sont adaptées. « Les lycéens, eux, sont en âge d’assister aux projections tous publics », estime Adrien Évrard. Des interventions sont proposées aux établissements scolaires de la région Nord.

Contact : Jeanne Loriotti, 06 78 60 32 57

Cinq courts-métrages à voir avec ses classes de lycéens

• Refugee Blues de Stephan Bookas et Tristan Daws (6′, 2016, Royaume-Uni) : le film narre une journée dans la jungle de Calais, dépeignant la dure réalité et les aspirations des gens qui y vivent.

• Balcony de Toby Fell-holden (22′, 2015, Royaume-Uni, Grand prix du jury de la 33e édition du Festival du cinéma européen) : dans un quartier anglais marqué par les tensions raciales, une nouvelle arrivante intrigue une lycéenne…

• Chasse royale de Romane Gueret et Lise Akoka (28′, 2016, France) : Angélique, 13 ans, vit dans la banlieue de Valenciennes. Ce jour-là, dans son collège, on lui propose de passer un casting.

• Maman(s) de Maimouna Doucouré (20′, 2015, France, César du meilleur court-métrage 2017) : le jour où son père rentre d’un voyage au Sénégal, leur pays d’origine, le quotidien d’Aida, 8 ans, et de sa famille est bouleversé : le père est accompagné de Rama, une jeune Sénégalaise, qu’il présente comme sa deuxième femme.

• Mindenki de Kristof Deak (24′, 2015, Hongrie, Prix du public de la 32e édition du Festival du cinéma européen et Oscar du meilleur court-métrage 2017) : l’arrivée d’une nouvelle élève pourrait révéler les secrets du prestige du chœur de l’école…

Publié le par La rédaction NRP

Comment comprendre et maîtriser les caractéristiques du romantisme ?

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La rubrique « Écrit et oral du bac » propose des activités originales pour aider vos élèves, dès la 2de, à travailler cette notion difficile du programme.

Découvrez un extrait en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Martialis titiata ou les tweets de Martial

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Les épigrammes du poète latin Martial ne sont pas sans rappeler… les tweets d’aujourd’hui, la finesse, l’humour et l’élégance en plus !

Découvrez un extrait de la fiche latin en cliquant sur l’image

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Les littératures actuelles au lycée

Publié le par La rédaction NRP

nrp_hs_lyc_mars_18_couvertureLes littératures actuelles ont toute leur place dans le cours de français. Le hors série de mars est consacré à La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq, (auto)portrait de l’artiste du XIXe siècle.

Un auteur polémique

Incontestablement, le choix de ce hors-série consacré à Michel Houellebecq fera grincer des dents. Tantôt accusé de promouvoir la pédophilie, dans Plateforme, tantôt taxé d’islamophobie, dans Soumission, souvent considéré comme déprimant, Michel Houellebecq est tout sauf consensuel. Pourtant, il nous semble légitime d’étudier La Carte et le Territoire avec des élèves de 1re.

Si Michel Houellebecq est sans doute l’un des écrivains majeurs de la France du XXIe siècle, il est aussi l’un des plus médiatiques. En effet, il n’a pas seulement obtenu le prix Goncourt en 2010, il joue désormais sur plusieurs terrains (écriture, cinéma, exposition). C’est surtout un personnage. Son physique, un peu négligé, est reconnaissable entre tous ; sa parole, incisive, lucide, et systématiquement provocatrice, est toujours source de polémiques et de commentaires enflammés. Certains élèves pensent ne pas le connaître jusqu’à ce qu’ils le reconnaissent sur la couverture du tristement célèbre numéro de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015. Étudier une de ses œuvres, c’est apprendre à connaître cet auteur pour ce qu’il écrit et non pour son jeu avec les médias. C’est donc inviter nos jeunes, que l’on dit si familiers avec les images, les réseaux sociaux et l’information en continu, à exercer leur esprit critique. De plus, Michel Houellebecq a le mérite d’être un auteur vivant, qui parle du monde contemporain et met en scène des personnages de notre société. Mû par une ambition toute balzacienne, il cherche, comme les auteurs du XIXe siècle étudiés en classe de 2de, à faire le portrait de la société dans laquelle il vit, qui se trouve être celle dans laquelle sont plongés nos futurs bacheliers.

Un roman sur l’art

La Carte et le Territoire a la réputation d’être le roman le plus consensuel de ce romancier. En effet, les scènes érotiques y sont rares : craignant qu’Olga ne prenne une place aussi importante que Valérie dans Plateforme, il l’expédie en Russie et se recentre sur le personnage de Jed. Les réflexions sur les dangers de l’islamisme sont également absentes de ce roman. On a même parfois dit que Houellebecq avait adapté son format aux exigences des prix littéraires. La Carte et le Territoire est surtout un roman sur l’art, qui s’inscrit de ce fait dans une grande tradition littéraire, initiée par Balzac avec Le Chef-d’œuvre inconnu et Pierre Grassou. Jed Martin est un artiste, un plasticien, qui s’essaie à la photographie et à la peinture, et qui côtoie d’autres artistes, notamment son père, qui aurait pu être un grand architecte s’il n’avait pas cédé à des impératifs économiques. Explorer l’art contemporain et ses formes hybrides, c’est pour la plupart de nos élèves s’avancer en terra incognita.

De Houellebecq romancier à Houellebecq personnage

Enfin, ce roman s’inscrit parfaitement dans l’objet d’étude de 1re consacré au personnage de roman. En effet, La Carte et le Territoire a la particularité de mettre en scène Houellebecq écrivain dans un vertigineux effet de mise en abyme. Là où nous, professeurs de lettres, ne cessons de rappeler la distinction entre romancier, narrateur et personnage, Michel Houellebecq brouille les cartes et nous incite à renouveler notre réflexion sur ces trois entités. Un tel procédé pourrait trahir l’arrogance si Michel Houellebecq n’avait pas tendance à se montrer pour mieux se cacher, à s’exposer pour mieux disparaître, comme il le fait dans L’Enlèvement de Michel Houellebecq, film de Guillaume Nicloux dans lequel il joue son propre rôle. La distance du personnage au romancier ne met pas seulement en question des notions de narratologie mais interroge aussi la question du réalisme en littérature. L’étude de ce roman est donc le prolongement des analyses menées en classe de 2de.

Pour aller plus loin découvrez l’article consacré à la littérature actuelle dans le numéro de septembre 2017.

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Virginie : « Enseigner en ZEP est un combat ! »

Publié le par La rédaction NRP

Par Sonia Goldie

Virginie, 32 ans, enseigne le français au collège Victor Hugo de Sarcelles (95). Après un parcours atypique qui la mène vers le professorat, elle mène depuis 6 ans un combat incessant avec le langage.

De l’école imposée à l’école choisie

Enfant, puis adolescente, l’école n’est pas la tasse de thé de Virginie, elle s’y ennuie ferme ! « C’était un long film sans fin, qui passait au ralenti. Rester assise pendant des heures à écouter, ça n’était pas vraiment mon truc. » La lecture ne la sauve de rien car sa famille, très croyante, n’a pas la culture du roman mais celle des Saintes Écritures. Après son bac littéraire, elle s’oriente en fac de lettres, par défaut, juste parce qu’elle est douée dans cette discipline. Après sa licence, la recherche ne l’attire pas du tout et elle s’engage dans une prépa CAPES. « Je n’avais pas vraiment envisagé à quoi ça m’engageait en cas de réussite. C’était à l’époque une formation très théorique où on n’était jamais mis face aux élèves. » Elle n’a aucun modèle d’enseignant, proche ou lointain, aucune vocation particulière pour ce métier et c’est sur cette page vierge de tout idéal, qu’elle va inventer sa propre posture, d’abord stagiaire dans un lycée de province, parfait pour apprendre le métier, puis en ZEP, en région parisienne, où ce recul naturel lui donne les facultés de s’adapter.

Inventer son métier

« Je fais cours à une population issue très majoritairement de l’immigration. Historiquement, DSK, l’ancien maire de Sarcelles, a largement accueilli la population chaldéenne, persécutée au Proche-Orient, qui est très représentée ici et parle l’araméen. On trouve d’autre part une population aux origines variées ». Mais si Virginie, qui vit à Pantin, y rencontre une vraie mixité, c’est loin d’être le cas à Sarcelles. La vie quotidienne en ZEP est physiquement éprouvante : « obtenir le calme dans la classe est un défi. Il y a aussi beaucoup de bruit dans les couloirs, des bousculades parfois dangereuses pour les petits. Les élèves entre eux sont sans pitié et il faut sans cesse gérer les conflits ». Dans ce décor, la lourde tâche éducative laisse-t-elle du temps pour enseigner sa matière ?

Instaurer des règles

« Bien sûr, c’est difficile », concède Virginie. « Il ne faut jamais céder, tout en laissant la parole libre. Pour la bonne conduite du cours, il faut instaurer des règles inflexibles et pour le reste, tout est négociable. C’est paradoxal, mais les élèves me disent souvent, en cas de sanction, que j’ai eu raison de les punir. » Une fois ces règles respectées, peut commencer l’incessant combat de Virginie pour imposer le « bien parler ». « Pour mes élèves, c’est souvent insurmontable. Pour ce qui est de bien écrire, n’en parlons pas ! Ils s’amusent avec la langue, la déforment, fabriquent des expressions improbables… Ce serait drôle s’ils arrivaient à maîtriser un français correct avec les 5000 mots de base, mais ils se perdent dans le mésusage. » Un jour, alors qu’elle tente d’étudier avec ses élèves de 5e le poème de Victor Hugo « Jeanne était au pain sec », les élèves s’insurgent : « Quoi ? Jeanne est punie pour avoir joué avec le chat et fait des grimaces ? De quoi il se mêle ? C’est quoi cette maquerelle ? Sachez qu’une maquerelle pour eux – homme ou femme – est quelqu’un qui se mêle des affaires des autres. » Quand Virginie leur apprend alors le sens original du mot, les élèves sont littéralement horrifiés ! Côté littérature, il faut choisir des œuvres qui accrochent ces élèves, rarement lecteurs. Le Roman de Renart est un de leurs préférés car ils adorent les ruses et l’humour de Renart. Ils aiment aussi les histoires d’enfants en souffrance dont ils se sentent proches : Poil de Carotte, Vipère au poing. Les récits de vie comme Le Journal d’Anne Frank ou La Petite Fille du Vel d’Hiv ont du succès. En 3e, Virginie a même étudié Charlotte, de Foenkinos, dont la lecture l’avait émerveillée, et les élèves ont suivi. Il faut adapter sans cesse ses méthodes : jouer un dialogue, tenir un journal comme Anne Frank, écrire une lettre pour dénoncer les agissements de Folcoche, laisser aussi les élèves bouger, travailler en groupes… Virginie apprend beaucoup auprès de ses élèves et se sent profondément utile.

Donner du sens à son métier

« En ZEP, les élèves sont directs, s’ils n’aiment pas quelque chose, ils le disent et quand ils vous aiment, ils le disent aussi ! On dit souvent que les enseignants sont en manque de reconnaissance, pas dans mon collège. Mes élèves ne possèdent pas toujours les bonnes manières, mais ils sont reconnaissants du travail que je fais pour eux. » Ainsi, tout en menant son combat pour faire apprendre le passé simple ou le subjonctif à ses élèves, Virginie s’intéresse aussi à leurs goûts musicaux, pour créer des liens et des références communes. Mais elle est souvent déçue, car résume-telle, « mes élèves valent beaucoup mieux que ce qu’on leur sert ! » Vous avez dit combat ?

Publié le par La rédaction NRP

La littérature russe se donne en spectacle

Publié le par La rédaction NRP

Pour accompagner le numéro NRP lycée de janvier 2018 consacré à la littérature russe, nous vous proposons deux spectacles, à Paris, inspirés d’œuvres de Pouchkine et Gogol : un ballet et une œuvre composite faite de théâtre, de musique et de danse.  Deux spectacles dont  la scénographie et  la mise en scène ont en commun de laisser une grande place à l’émotion.

 

Le Rappel des oiseaux, les 6 et 7 avril 2018 à la Maison de la Culture du Japon

© Stéphane Audran

Deux ans après sa création au Café de la Danse à Paris, Le Rappel des oiseaux,  revient pour deux dates à la Maison de la Culture du Japon.

Inspiré du Journal d’un fou de Gogol, c’est un spectacle unique que nous propose Orianne Moretti,  artiste multi casquettes, qui signe une adaptation et une mise en scène au carrefour entre théâtre, musique et danse, comme une conversation entre ces trois arts. Le décor épuré, la musique sans fioriture au piano laisse toute la place aux performances scéniques et aux émotions.  Pour la metteure en scène : « cette adaptation de l’œuvre phare de Gogol met en lumière l’expérience de la banalité de la vie et celle de la soif de vivre comme une urgence, comme un dépassement de sa condition. ».

Dans rôle d’Avkensty Ivanovitch Poprichtchine, le danseur étoile Mathieu Ganio livre une performance hors du commun – et saluée par la critique lors de la création – éloignée de ce qu’il propose à l’Opéra de Paris où seul son corps lui permet de s’exprimer.  Un rôle d’autant plus intéressant qu’il est habitué à jouer les princes charmants dans les ballets classiques ; une occasion donc de découvrir une autre facette de son talent. Le musicien japonais Kotaro Fukumai lui donnera la réplique au piano, sur des partitions de Bach, de Couperin et de Rameau.  Et les parties chorégraphiées sont signées Bruno Bouché, ancien danseur de l’Opéra de Paris et actuellement directeur du ballet du Rhin.

Pour en savoir plus

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Voir la bande-annonce et le reportage.

 A.G

 

Onéguine, ballet en 3 actes de John Cranko – Opéra de Paris du 9 février au 7 mars 2018

Oneguine (Saison 2013-2014)

© Julien Benhamou / Opéra national de Paris

Onéguine, c’est le ballet romantique par excellence. Tiré du roman en vers Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine, il nous raconte les amours contrariées de Tatiana Larine, Eugène Onéguine, Vladimir Lensky et Olga Larine. Un spectacle où dialoguent les gestes et la partition : Kurt-Heinz Stolze l’a mis en musique sur des extraits d’œuvres de Tchaïkovski, morceaux choisis collant parfaitement à l’intrigue pour mieux la sublimer et intensifier les ressorts dramatiques.

C’est l’ancien directeur artistique du ballet de Stuggart, John Cranko qui signe la mise en scène et la chorégraphie. Une œuvre d’une grande théâtralité, avec des personnages forts et complexes dont ont suivra l’évolution tout au long des trois actes. Tatiana, qui passe de jeune fille romantique, douce et rêveuse à femme affirmée, Eugène Onéguine, indifférent à tout qui réalisera trop tard l’amour qu’il porte à Tatiana. Et comme un miroir inversé, leur répondront Olga, l’espiègle petite sœur de Tatiana, et son fiancé Vladimir Lensky, poète amoureux.

Quant aux distributions, vous aurez le plaisir de voir sur scène dans les rôles principaux les danseurs confirmés et les espoirs de l’Opéra de Paris. Et nous pouvons faire confiance au corps de ballet pour magnifier les ensembles, notamment la scène de bal.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’Opéra de Paris

Publié le par La rédaction NRP

Le numérique en question

Publié le par La rédaction NRP

numerique_article Alors qu’il tend à se développer, notamment avec les lycées 4.0, l’utilisation du numérique en classe est souvent remis en cause. Les « pour » y voient un formidable outil de personnalisation et d’autonomie, les « contre » le dénigrent, l’accusant de vouloir se mettre à la place du professeur. La réalité est beaucoup moins tranchée. Le numérique a ses forces et ses limites : c’est un outil pédagogique comme un autre.

Dans son livre Apprendre avec le numérique, mythes et réalités, Franck Amadieu, enseignant-chercheur en psychologie cognitive et ergonomie, revient sur 10 mythes à propos du numérique. On en retiendra principalement qu’il n’y a pas de magie « numérique », de la même manière qu’il n’y a pas de société numérique ni même de digital native, les différences sociales et culturelles se répercutant sur les aptitudes des élèves à se servir du numérique. De même, le numérique ne motivera pas davantage les élèves et ne les rendra pas plus autonomes. Tout dépend du niveau de départ de l’élève : celui qui a déjà des connaissances et qui est capable de faire preuve d’autonomie dans son travail tirera plus facilement avantage du numérique qu’un élève en difficulté. Ces derniers, peu importent les moyens mis en œuvre, auront toujours besoin d’un encadrement renforcé pour avancer.

Alors comment utiliser au mieux le numérique ? Comment le professeur peut-il accompagner les élèves dans leur apprentissage ? Comment les outils peuvent-ils être mobilisés par les élèves ? Franck Amadieu, nous a donné quelques réponses à l’occasion d’une conférence Educatec-Educatice au salon en novembre 2017.

Tout d’abord, que sont les ressources et documents multimédias ? Le plus souvent des vidéos, des animations voire des liens hypertextes dans un document linéaire. Ces ressources apportent des informations nouvelles de manière interactive et dynamique. Une interactivité supposée rendre plus attractifs les contenus et par conséquent favoriser l’apprentissage. Ces ressources, en raison de leur diversité de présentation, permettraient également aux élèves de choisir le moyen d’apprendre qui leur convient le mieux et participeraientt à une meilleure personnalisation. Ces présupposés reposent sur l’idée selon laquelle il y aurait plusieurs types d’apprentissage basés sur les différentes mémoires. Mais s’appuyant sur diverses expériences, Franck Amadieu démontre que le processus de mémorisation n’est pas si segmenté. Ainsi, il n’y aurait pas de mémoire « visuelle », « auditive » ou « corporelle ». Le meilleur moyen d’apprendre et de retenir serait d’associer du pictural (photo, illustration, schéma) à du verbal (texte lu ou écrit), le pictural renvoi à ce qui est concret et le verbal à l’abstrait ces formats n’ont pas la même fonction cognitive, il est nécessaire de stimuler les deux. Dans cette optique, il faut prendre garde à ne pas multiplier les sources d’informations au risque de perdre les élèves et de diminuer leur performance. Là où nous aurions tendance à vouloir en faire beaucoup, il faudrait être simple et concret.

Pour Franck Amadieu, si le numérique doit être adapté à tous les élèves, ceux-ci ne doivent pas avoir autant de choix, même si concrètement, ce système trop directif ne leur plait guère. Il propose d’utiliser un système de guidage de l’information qui reviendrait à contraindre l’élève à se fixer sur un point précis, puis sur un autre, et favoriserait la compréhension de l’élève. Il présente ce « guidage » comme « un ensemble d’instructions à suivre en plusieurs étapes orientant différents traitements de l’information » :

  • identification des informations principales ;
  • traitement des relations entre les informations ;
  • explication des relations entre les informations.

De même, pour faciliter la compréhension de l’information, il préconise un chemin d’accès clair. Il remet ainsi en question l’utilisation des cartes mentales, qui pour lui n’améliorent pas la performance des élèves. Le guidage en revanche, du moment qu’il est « structurant mais non restrictif », permet d’aider les élèves à prendre la bonne décision tout en leur laissant le choix.

Pour Franck Amadieu, le guidage des ressources numériques devraient donc :

  • aider à la sélection d’informations pertinentes ;
  • aider à la construction des relations entre informations et structure globale ;
  • accompagner la mise en œuvre d’informations utiles à l’apprentissage ;
  • accompagner des stratégies plutôt que de laisser trop de choix.

Il suggère également de faire disparaitre ce guidage à mesure que l’élève progresse.

Pour conclure, il souligne qu’il est nécessaire de mieux comprendre comment les élèves apprennent tout en gardant en mémoire que chacun est différent. Il insiste enfin sur la nécessité de former aux compétentes utiles permettant d’analyser les informations (comprendre un document, analyser une image) et sur la mise en œuvre d’un guidage habile.

Ces réflexions sur le guidage font écho à l’article paru dans le numéro NRP collège de novembre 2017 « Sciences cognitives et pédagogie, une association fertile » où Pascal Champain insiste sur l’importance de la mise en scène du support et propose des solutions d’accompagnement pour focaliser l’attention. Les utilisateurs de manuels numériques, par exemple, peuvent utiliser les fonctions « cache », « spot » des viewer pour mettre en avant ou cacher une information. Mettre une flèche pour indiquer où le regard doit se poser. Le professeur peut ainsi structurer la double-page du manuel, pour guider les élèves en difficultés.

Dans tous les cas même le plus performant des outils ne remplacera le meilleur des guides, le professeur.

A.G.

Publié le par La rédaction NRP

Pourquoi accorder davantage d’autonomie aux lycées ?

Publié le par La rédaction NRP

Propos recueillis par Fabrice d’Orso

Annoncée par le candidat Macron et défendue de longue date par son ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, l’autonomie accordée aux établissements permettra-t-elle de redynamiser le système éducatif ?

RETOUR D’EXPÉRIENCE DE DOUZE LYCÉES

Par Agnès Evren, vice-présidente de la région Île-de-France en charge de l’éducation et de la culture

Le conseil régional d’Île-de-France a voté, en mai 2016, le principe de l’autonomie des établissements. C’est une innovation majeure qui illustre la volonté de la Région de faire confiance aux équipes éducatives dans leurs besoins pédagogiques spécifiques.

Douze lycées ont expérimenté cette autonomie sur l’année scolaire 2016-2017. Ils se sont partagé un budget de 775 000 € pour soutenir des projets éducatifs, accompagner des projets portés par les lycéens ou encore investir dans des travaux permettant d’améliorer la vie quotidienne dans les lycées. Un an après le début de cette expérimentation, un bilan a été fait avec les chefs d’établissement des lycées concernés. Il y a deux leçons à en tirer. La première est l’engouement de la communauté scolaire pour l’autonomie : 12 projets ont été retenus, mais 90 avaient été déposés. La deuxième est que le postulat de base s’est avéré exact : ce sont les acteurs de terrain qui savent le mieux identifier ce qu’il faut pour faire réussir les élèves et améliorer la qualité de la vie dans les établissements. La diversité des actions menées l’illustre d’ailleurs parfaitement : les établissements ont mis en place de l’accompagnement personnalisé, créé des actions culturelles, amélioré la lutte contre le décrochage scolaire, intégré du numérique dans les cours, mené des ateliers scientifiques, organisé des tournois sportifs ou des clubs théâtre, aménagé des salles, rénové les lieux de vie des agents… Sans cette autonomie, ils n’auraient jamais pu aussi facilement adapter leurs moyens à leurs besoins. Il a été décidé de poursuivre le déploiement de l’autonomie, avec une montée en puissance régulière. De 24 lycées en 2017, on passera à 48 en 2018, 96 en 2019… Avant la fin de la mandature, je souhaite que ce processus devienne irréversible.

QUE FAIRE DE CETTE AUTONOMIE ?

Par Gwénaël Surel, Proviseur du LPO Maillard Joubert à Ancenis

L’autonomie dont il est aujourd’hui question porte sur l’utilisation des moyens horaires accordés et la manière d’en discuter collectivement, démocratiquement, avec les diverses instances : conseil pédagogique, commission permanente, conseil d’administration. Le financement des classes repose actuellement sur un volume d’heures dont une partie non négligeable (de 10 % en collège à 20 % en lycée) n’est pas fléchée disciplinairement. Une classe de seconde générale est financée à hauteur de 39 h, dont 10 h 50 non affectées à une discipline. Ces heures cumulées représentent une marge de manœuvre conséquente, équivalant à plusieurs postes. Toute la question est de savoir ce qu’attend l’établissement de cette autonomie, à partir de ses forces et faiblesses, et de la politique impulsée par les équipes de direction. Trop souvent, les équipes s’en emparent non pas transversalement mais disciplinairement en conseil pédagogique et le conseil d’administration n’est qu’une chambre d’enregistrement, voire une tribune syndicale et/ ou politique. La question n’est pas la globalité de la prise en charge de l’élève et des difficultés recensées dans le diagnostic du projet d’établissement, mais un jeu de pouvoir, chaque discipline cherchant à « grappiller » des heures en vue de la préparation au Bac… Espérons que la philosophie amorcée au collège laissant une petite marge d’autonomie pour travailler transversalement s’étendra bientôt au lycée. Cela constituerait le ferment d’un changement de pratiques et d’approches trop souvent dogmatiques. La formation des enseignants au travail collectif, le PPCR1 et la nouvelle évaluation des enseignants pourraient renforcer cette évolution et favoriser une meilleure prise en compte de l’investissement collectif ET individuel. Enfin, la future réforme du Bac devra identifier les objectifs finaux et préparer l’entrée  ans l’enseignement supérieur.

1. Parcours professionnels, carrières et rémunérations.

Publié le par La rédaction NRP

Idée sortie : les maisons d’écrivains pour les journées du patrimoine

Publié le par La rédaction NRP

Comme tous PhotoHugoles ans, le temps d’un week-end, les journées du Patrimoine permettent à des sites historiques de s’ouvrir au plus grand nombre. Alors les 16 et 17 septembre prochains, pour éviter les traditionnelles queues à l’Élysée, pourquoi ne pas aller dans une maison d’écrivain ? Voire le proposer à vos élèves pour leur montrer les livres du côté de la vie concrète de l’écriture ?

 

 

Maisons de Balzac : il en avait deux, au 47, rue Raynouard, et au 24 rue Berton, toutes deux dans le 16e arrondissement. Son château de Saché en Touraine est devenu musée.

Maison de Victor Hugo : 6, place des Vosges dans le 4e arrondissement et, pour ceux qui peuvent, il y a à Guernesey Hautevillle House (Guernesey Saint Peter’s Port), enclave française en territoire britannique, appartenant à la mairie de Paris !

Le « Château » de Dumas à Port-Marly, Chemin du hauts des Ormes, 78560 Le Port-Marly.

Flaubert, lui aussi normand, avait une petite maison qu’on peut encore visiter : le pavillon Croisset en bord de Seine, non loin de Rouen. Elle se situe sur un quai qui porte désormais son nom (18, quai Gustave Flaubert, 76380 Canteleu).

La maison d’Edmond Rostand au pays basque et la Villa Arnaga, Route du Docteur Camino, 64250 Cambo-les-Bains. C’est un cap !

La maison de Gide à Cuverville (1021 route du Château, 76280 Cuverville) . La visite se fait sur rendez-vous.

Appartements de Boris Vian et Jacques Prévert qui ont été amis et voisins 6 bis, Cité Véron, dans le 18earrondissement. Prévert avait aussi une maison en Normandie non loin de la mer qui vaut le détour (3 Hameau Le Val Omonville-la-Petite)

Pour aller plus loin, découvrez ou redécouvrez, en cliquant sur l’image, ces quelques maisons que nous vous avions présentées il y a quelques années dans la NRP lycée.

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Et si vous voulez aller encore plus loin et étudier les auteurs mentionnés ci-dessus, rendez-vous dans les archives de la NRP ou la boutique pour y découvrir de nombreux dossiers et séquences (De Pierre Grassou aux Misérables, en passant par Boris Vian et l’Écume des Jours, Les Faux Monnayeurs de Gide, Un cœur simple de Flaubert, etc.)

Belles visites !

Publié le par La rédaction NRP