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La science-fiction dans les séries télévisuelles

Publié le par La rédaction NRP

Par Sébastien Rongier

nrp_lycee_article_sf_La série télévisuelle connaît aujourd’hui un succès considérable, tant du point de vue du public que des analyses qui émergent au sujet de ce genre artistique. La série de science-fiction, fortement dominante dans les productions contemporaines, mérite un petit tour d’horizon.

 

 

 

Quelques jalons historiques

Le genre de la science-fiction est aujourd’hui pléthorique, notamment parce que les techniques d’effets spéciaux sont moins coûteuses. Cependant, la science-fiction a une histoire télévisuelle assez longue. Qu’on se souvienne de séries aussi importantes que The Twilight zone (1959, CBS), Star Trek (1966, NBC), ou de séries britanniques comme Le Prisonnier (1967, ITV).
À partir des années 1970, à la suite de Star Trek, le space opera s’impose, notamment avec des séries comme Cosmos 1999 (1975, ITV), Battlestar Galactica (1978, ABC, et 2004, Sky One), V (1983, NBC, 2009, ABC), jusqu’à Babylon 5 (1993, syndication USA), Stargate SG1 (Showtime, 1997), ou Falling Skies (2011, TNT). Dans les années 1990 s’impose la série The X-Files, naviguant entre enquête policière, théorie du complot et invasion extraterrestre. Incontestablement, le digne successeur de X-Files demeure Fringe, série produite par J. J. Abrams. Cette série policière et de science-fiction, véritable série post 11-septembre, est avant tout une réflexion sur la figure paternelle, tant d’un point de vue familial que politique, idéologique, ou même artistique. Car un des enjeux fondamentaux de la série, c’est d’être au plus près du monde contemporain et de ses évolutions.

Variations des genres

Les séries connaissent aujourd’hui une très grande amplitude de genres, allant du fantastique à la science-fiction, ou leur combinaison car les frontières de genre sont assez lâches. Après une certaine complaisance des séries policières pour des mises en scène gore, le trait marquant est l’apparition assumée et populaire de la série d’horreur. À l’évidence, le succès de The Wal­king Dead (2010, AMC) marque une rup­ture et impose de nouvelles formes qu’on retrouve avec Hemlock Grove (2013, Netflix), Helix (2014, SyFy), The Strain (2014, FX) ou Z Nation (2014, SyFy), dans des séries de vam­pires, de revenants, ou dans American Horror Story (2011, FX). Et bien sûr, comment ne pas évoquer le succès planétaire de Game of Thrones (2011, HBO) qui remplit parfaitement son rôle de représentant du genre fantasy ?

Quelques pépites de science-fiction

Quelques séries méritent d’être retenues, à commencer par Sense8 (2015, Netflix). Cette série, coproduite par Lana et Andy Wachowski, repose sur la relation sensorielle de huit personnages dans le monde entier et choisit de tourner le dos aux effets spéciaux pour travailler à partir du seul montage. Black Mirror (2011, Channel 4), série britannique autour des technologies, construit des récits souvent dystopiques. Autre grande dysto­pie à caractère uchronique, l’adaptation du roman de Philip K. Dick, The Man in the High Castel (2015, Amazon Video), nous met face à une Amérique dominée par l’armée nazie et japonaise vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, l’étrange réussite de Penny Dreadful (2014, Showtime) tient au casting et à la performance d’Eva Green, mais aussi au pari réussi de faire tenir dans une même série tout l’univers littéraire fan­tastique du XIXe siècle, du vampire à Fran­kenstein, en passant par Dorian Gray et quelques sorcières tenaces.

Publié le par La rédaction NRP
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