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Les Misérables, un roman monde – n°71 septembre 2016

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Cosette, Fantine, Éponine : Les Misérables au féminin 2de

La représentation de la pauvreté chez Hugo et ses contemporains 1re

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Les Misérables de Victor Hugo au lycée

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Dans le dossier de septembre, Jean-Marc Hovasse  partage son enthousiasme et sa connaissance intime des  Misérables avec ses lecteurs. Les séquences vous permettront de (re)découvrir les personnages qui peuplent ce roman magnifique et qui fascineront vos élèves, quel que soit leur niveau. En voici un extrait. 

« Hugo a plaidé pour l’école obligatoire. Elle existe et produit des gens qui ne peuvent plus le lire. » Ce « retournement étrange » amèrement ironique, que m’attribue Alain Finkielkraut dans un article du Point du 6 mars 2014, a fait couler un peu d’encre. J’étais presque prêt à le renier, mais après quelques recherches je dois bien avouer, comme Victor Hugo dans d’autres circonstances : « il est de moi, hélas ! » Je l’ai retrouvé à la dernière page du Monde des livres du 25 février 2002, dans une interview croisée avec Jacques Seebacher, qui régentait alors les célébrations du bicentenaire de Victor Hugo à l’Éducation nationale. Non pas que je le désavoue, du reste : c’est une formule rapide et mal exprimée, avancée pour déplorer le déclin de la poésie dans l’enseignement. Quinze ans après, l’occasion de présenter un dossier dans la Nouvelle Revue pédagogique Lycée sur ces Misérables qui sont, Rimbaud dixit, « un vrai poème », m’a semblé à la fois une opportunité et une expia­tion, en tout cas une tribune inespérée pour essayer de passer de la critique (aisée !) à l’art – difficile, comme chacun sait.

Le constat initial, en tout cas, ne laisse pas de surprendre : le livre le plus célèbre de l’écrivain préféré des Français semble aujourd’hui à peu près absent des programmes du lycée. Chaque nouvelle mouture l’en exclut un peu plus – à dessein, par inconscience ou par aveuglement, telle est la ques­tion. Ce n’est la faute ni à Voltaire, ni à Rousseau, mais peut-être à… Hugo. « Il en fait trop », vient de rappeler Michel Butor dans l’exergue ironique de son petit mais brillant Hugo (Pages choisies) : « Il écrit trop : les volumes s’accumulent, les éditions proli­fèrent, fourmillent de notes ; on ne peut plus suivre. » Une année scolaire, qui ne compte pas 365 jours (un quart), suffit-elle pour lire les 365 chapitres (un quart, avec la préface) du roman ? Ses mille feuilles qui ont nourri sept générations sont-elles devenues indigestes ? Les parents vont-ils porter plainte ? Ils auraient bien des antécédents… En mai 1870 déjà, le professeur de français de Charleville, Georges Izambard, trouva dans son courrier ces réclamations : « Je vous suis on ne peut plus reconnaissante de tout ce que vous faites pour Arthur. […] Mais il est une chose que je ne saurais approuver, par exemple la lecture du livre comme celui que vous lui avez donné il y a quelques jours (Les Misérables, V. Hugo). Vous devez savoir mieux que moi, monsieur le professeur, qu’il faut beaucoup de soin dans le choix des livres qu’on veut mettre sous les yeux des enfants. » Arthur avait quinze ans ; il semble que Mme Rimbaud avait été surtout choquée par l’apologie du mot de Cambronne à Waterloo.

Aujourd’hui, on pourrait trouver bien d’autres raisons à l’ostracisme des Misérables, mais son argument principal, la taille, résiste mal à l’analyse. Des livres plus courts, traditionnellement inscrits au programme, demandent bien plus d’efforts que ce grand roman d’amour et d’aventure, si populaire que la plupart des élèves en ont au moins déjà entendu parler avant le lycée. À l’heure où l’on recherche désespérément des valeurs communes facilitant l’intégration dans une communauté nationale, aucun livre ne semble plus adapté à l’enseignement secondaire. Nous allons tenter de le montrer, avant de survoler son histoire pour suggérer différents angles d’approche, certains très récents, d’autres plus classiques, tous ayant leur utilité : « Un service de plus, c’est une beauté de plus. » (William Shakespeare, II, VI, 1).

À suivre dans le numéro de septembre 2016 de la NRP lycée.

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Revue de mars 2012

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Théâtre et poésie romantiques
Séquence 2de : Les Chimères de Nerval, un recueil au crépuscule du romantisme
Séquence 1re : Le discours amoureux dans le théâtre du XIXe
siècle
Séquence Bac pro 2de : Omphale ou la Tapisserie amoureuse

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